Fouilles de l'Arsenal Ouverture au public du chantier de fouilles de l’Arsenal tous les après midi du 02 au 29 août 2010
Ateliers d'Arts Plastiques
Les inscriptions débuteront à partir du 15 septembre et se feront à la galerie municipale LA CLAIRON, 22 rue du Collège (face à la salle des fêtes).
Renseignements sur les modalités d’inscriptions et le tarif au 03 27 24 26 58.
Portes ouvertes Portes ouvertes à la maison de la Petite Enfance, rue de la concorde, le lundi 30 août 2010 de 10h à 16h.
Carte Nationale d'Identité et Passeport
Nous rappelons aux usagers que les délais actuels de délivrance de ces titres sécurisés sont de :
5 à 6 semaines minimum pour la Carte Nationale d’ Identité.
8 à 15 jours minimum pour le passeport.
La délivrance des passeports d’urgence s’établit à la Préfecture de Lille et est réservée aux cas d’extrême urgence tels que :
Les départs professionnels justifiés par une attestation visée par l’employeur
Les départs humanitaires justifiés par un ordre de mission.
Les départs pour maladie grave ou décès d’un proche à l’étranger justifiés par le certificat médical ou le certificat de décès.
Archives Municipales Les Archives Municipales seront fermées au public du samedi 31 juillet 2010 au lundi 16 août 2010 inclus.
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Les personnages célèbres
SAINT WASNON : ou Wasnulphe. Certains historiens nous disent qu’il était un moine irlandais, d’autres écossais, venu évangéliser le Hainaut. Il arrive à CONDATE vers 633 et bâtit, en haut d’une colline boisée proche du château, un petit oratoire sous lequel il est inhumé à sa mort, survenue en 677. Sur cet emplacement, plus tard, on élève l’Eglise Paroissiale placée sous son invocation.
SAINTE-RENELDE : Fille de WITGER, alors seigneur de Condé, et d’AMELBERGE, elle serait née dans le château (actuel Arsenal) dans la première moitié du VIIème s. Elle est destinée très jeune au service de Dieu, en compagnie de ses sœurs GUDULE et WAUDRU – qui devaient devenir respectivement les patronnes de Bruxelles et Mons – et se retire à l’abbaye de Lobbes. L’invasion de hordes barbares la fait se réfugier dans l’église de Saintes où elle est martyrisée, dans les dernières années du VIIéme s. et est béatifiée en 806. Il existe toujours dans la cour du château un puits qui porte son nom et dont les eaux avaient, encore au siècle dernier, la propriété de guérir les dermatoses infantiles.
GODEFROY DE FONTAINES ou de Condé : né à Condé vers 1155, il est d’abord Chanoine de la Collégiale Notre-Dame, puis occupe la même fonction à Cambrai où il est élu évêque en 1219 et sacré le 9 février 1220. Il publie, en 1227, une charte qui porte son nom, appelée « LOI GODEFROY », base du Droit de Cambrai. Il décède en novembre 1237.
JOSSE (DIT JOSQUIN) DESPRETZ : né vers 1450, il est maître de Chapelle du Pape Sixte IV, puis Chantre du Roi de France Louis XII et Chapelain de Maximilien, Empereur d’Autriche. Surnommé le Prince des Musiciens, il est le créateur de la musique polyphonique et écrit de nombreux motets et Te deum. Il décède le 27 août 1521, il était alors Prévôt de la Collégiale Notre-Dame, sous le jubé de laquelle il est inhumé.
ROBERT DE CROY : né vers 1506, fils de Henry de Croÿ, il succède à son frère Guillaume comme évêque-Duc de Cambrai en 1529. Il fait de nombreux séjours à Condé où il résidait dans un hôtel qu’il s’était fait construire en haut de la rue du collège. Il convoque un synode diocésain en 1550. Il s’éteint à Cambrai le 31 août 1556.
BROUDEHOU : il est chroniqueur régional du XVIIé siècle. Chanoine de la Collégiale Notre-Dame, il devient secrétaire du Chapitre en 1616, puis Doyen en 1640. Il occupait toujours cette dignité lorsqu’il décède en 1659. Il est inhumé dans la crypte.
NICOLAS DESAUBOIS : originaire de Condé. Il est le premier à avoir la certitude de la présence de Charbon dans le sous-sol de la région et obtient de Louis XV, par acte royal du 8 mai 1717, une concession de terrains et un secours de 12.500 livres. Hélas, l’importance de la nappe phréatique fait que toutes tentatives se soldent par des échecs et il se voit obligé de transférer sa concession à MMrs DESANDROUIN et TAFFIN, ce qui est fait par acte Royal du 22 février 1722.
Après avoir fait ses études à Paris, où il arrive en 1727, Emmanuel de CROY entre à 18 ans dans la 1ère Compagnie à Cheval des Mousquetaires de la Garde Royale, puis devient, en 1738, colonel du Régiment « Royal Roussillon », à la tête duquel il se couvre de gloire en 1745, à la bataille de Fontenoy. En 1748, ayant fait preuve en toutes circonstances de prudence et de sang-froid, il est nommé Maréchal de camp et, en 1759, Lieutenant-Général des Armées, Chevalier et Commandeur des Ordres du roi.
Le 14 juin 1783, il reçoit le bâton de Maréchal de France mais il décède à Paris le 30 mai 1784. Son corps est ramené à Condé et inhumé dans la caveau familial dans la crypte de la collégiale Notre-Dame.
Gouverneur de Condé depuis le 31 mars 1763, il s’intéresse vivement à l’industrie naissante de l’extraction du charbon, il est à l’origine de la création de la COMPAGNIE DES MINES D’ANZIN le 19 novembre 1757. Il est le cerveau-créateur du château de l’Hermitage (1749-1772), pose le 27 mai 1751 la première pierre de la nouvelle église Saint-Wasnon et, le 16 juin 1774, celle de l’hôtel de Ville. De 1774 à 1777, il fait prolonger le canal du Jard et, en 1779, paver à ses frais la route de Condé à Bonsecours.
JEAN-BAPTISTE DUBREUCQ : né à Condé en 1682, bourgeois ; marchand-salinier, très charitable, il a multiplié ses talents pour l’unique soulagement des pauvres. Il décède, en célibat, le 11 décembre 1746 et est enterré dans le cimetière de la Collégiale. Son légendaire héritage, connu dans le pays sous le nom de « Grande Héritance », a longtemps défrayé la Gazette comique des tribunaux et a fait le sujet d’une chanson patoisante d’un condéen célèbre Alphonse Delbauve.
LOUIS-JOSEPH FRANQUET : originaire de Condé, où il décède le 12 avril 1768. Il s’embarque pour le Canada et en tant qu’ingénieur militaire, il participe à la défense de Louisbourg. En 1740, il est de retour à Condé où il dirige la construction de la contre garde du Bastion du Jard.
Mademoiselle Clairon décède le 31 janvier 1803. Elle est inhumée à Vaugirard puis à Paris, au Père Lachaise .
ALBERT-AUGUSTIN-ANTOINE-JOSEPH DUHOT : né le 11 juin 1767, d’abord avocat, il est ensuite élu député au corps Législatif en 1795 puis se retrouve Membre du Conseil des Cinq-Cents en 1797, il remplit les fonctions de juge de Paix de 1830 à 1846 à Condé et décède le 8 janvier 1851..
JEAN-BAPTISTE-JACQUES-JOSEPH CARDON : Né à Condé en 1768, engagé le 9 août 1791 au 3è Bataillon de Volontaires du Nord, première levée ; Elu Capitaine, puis 2ème Lieutenant-Colonel en 1793 de ce Bataillon devenu la 9è demi-Brigade en l’an III, 105è Demi-Brigade en l’an IV et 105è Régiment en l’An XII. Il décède Chef de la 105è Demi-Brigade à Perpignan en 1802.
PIERRE-JOSEPH-AME-VICTOR DE GHEUGNIES : né à Condé au baillage le 14 juillet 1777, intendant-receveur de la maison de CROY, Chevalier de la Légion d’Honneur et Officier de l’Ordre des Guelphes du Hanovre, maire de Condé sous la restauration et membre de Conseil de l’Arrondissement de Valenciennes, décédé au petit château de Vieux-Condé le 25 septembre 1849.
ADRIEN JEAN-BAPTISTE BOURGOGNE : né en 1785, il était le fils d’un marchand de toile. A 20 ans, il entre dans le corps des Vélites de la Garde Impériale. Il participe aux campagnes napoléoniennes et compte parmi les r
escapés de la Retraite de Russie. Il décède en 1867 en laissant un excellent ouvrage : « Mémoires du Sergent Bourgogne 1812-1813 ».
REGIS LANGLEY : né en 1786, mort en 1866, cet ancien Capitaine-Trésorier de la Garde Nationale de Valenciennes, médaillé de Sainte-Hélène, est receveur de l’enregistrement à Condé de 1822 à 1838.
NOEL-DIEUDONNE FINART : peintre sans maître, né à Condé le 27 mars 1787, décédé en 1852. Il obtient la médaille de 3è classe au salon de Paris en 1840, et expose au salon de 1818 à 1850 inclusivement. Il fait surtout de l’aquarelle et s’adonne avec succès à la représentation des militaires.
LOUIS-FLORENT BOURGOGNE : né à Condé le 19 juin 1795, décédé le 2 novembre 1870, docteur en médecine de la Faculté de Paris, il est l’auteur de plusieurs ouvrages en tant que membre des Compagnies savantes françaises et étrangères.
CHARLES-GUSTAVE HOUSEZ : né le 17 décembre 1823, décédé en 1887, artiste peintre, élève de Picot, il est professeur à l’Académie de Valenciennes. Auteur, entr’autres, de « l’Assomption » et « Le Bon Pasteur » (Eglise Saint-Wasnon), « Josquin Despretz », « Mademoiselle Clairon », « Le Duc de Croy » et « Albert Duhot » (Grand Salon de l’Hôtel de Ville), ainsi que, également à l’Hôtel de Ville, « Gustave Wetge » (1862) et « Adrien Bourgogne » (1855) et un « Portrait d’Homme » (1860).
CHARLES DEULIN : Charlemagne Deulin est né dans la rue de l’Escaut le 5 janvier 1827, de Thomas Deulin, culottier et de Marguerite Amand. Il monte à Paris pour y faire du journalisme. Il écrit plusieurs contes dont la souvenance venait des historiettes racontées le soir à la veillée. C’est ainsi qu’il publie « les contes d’un buveur de bière », « les contes du roi Cambrinus » et « contes et histoires de petite Ville ». Il revient dans sa maison natale au début de l’automne 1877 où il décède le 29 septembre.
GENERAL LEON DE POILLOUE DE SAINT-MARS : Né à Condé le 6 août 1832 d’un père Capitaine retraité ayant épousé une condéenne, mademoiselle Rasez, il est chef de Bataillon pendant la guerre de 1870, puis nommé Colonel au 63è de Ligne, ensuite Divisionnaire à la direction de l’Infanterie en 1889. le 29 août 1893, il était Commandant du 12è corps d’Armée. En 1896, il rentre dans la vie civile, après 47 années de service dont 17 campagnes et 2 blessures. Il s’évertue à améliorer la condition des hommes de troupe placés sous ses ordres et fait preuve d’une sollicitude à leur égard touchante et minutieuse, ce qui le fait surnommé : « Le Père du Soldat », titre que la France entière entérine. Parmi ses créations, il importe de citer l’utilisation de la « cuisine roulante ». Il décède à Paris le 18 mai 1897.
ALPHONSE DELBAUVE : musicien, poète patoisant, Alphonse Delbauve est né le 21 mars 1836, dans la maison formant l’angle de la rue du Marais et de la rue Gambetta (actuel N°48). Il est conseiller municipal et décède très jeune, en 1872. On lui doit, entr’autres compositions, « le Mariach’ del’Grand’Cocotte », « La Grand’ Héritance », la « Marche des Condéens », etc…
FRANCOIS-EUGENE-DESIRE RUGGIERI : cet illustre artificier n’est pas né à Condé mais sa mère, Marie-Madeleine FRANCOIS, était la fille d’un ancien maire de la ville.
GUSTAVE WETGE : né à Condé le 21 juillet 1844, décédé fin mars 1909. Il est chef de Musique de la Garde Républicaine à Paris et compose de nombreuses marches.
EMILE TABARY : né le 1er novembre 1873 à Condé, fils de Jules et de Constance-Eulalie Dubois. En 1899,il constitue le section socialiste de Condé. Elu conseiller municipal en 1912, il obtient de faire partie de la commission des travaux et celle du théâtre. Incorporé le 28 septembre 1914 dans le 13è Régiment d’Artillerie Section TM 171, il est écrasé le 2 juin 1916 entre 2 camions à Bar-le-Duc.
HECTOR MICHAUX : musicien, président de la philharmonique né et mort à Condé (1888-1983)
PIERRE DELCOURT : (1889 - 1948) publiciste et journaliste, maire de Condé-sur-l’Escaut de 1919 à 1948. Participant avec son père et avec Emile Tabary au développement du mouvement socialiste, sa carrière politique fut des plus complètes : maire, conseiller général, député, sénateur, il fut aussi chef de cabinet des Ministres de l’Intérieur du Front Populaire Roger Salengro et Marx Dormoy. Il prit également une part active dans le mouvement de résistance Libération Nord dès 1942. Au cœur de son action politique se trouvent le combat pour la paix, la justice sociale, la protection du monde du travail de l’usine et des champs, et la lutte contre la spéculation. Son mandat de Maire de Condé-sur-l’Escaut voit notamment le démantèlement partiel des fortifications et la construction du groupe scolaire des Remparts. Il est fait chevalier de la Légion d’Honneur en juillet 1947.
Robert CAYROL : (1883-1959) Issu d’une famille protestante aux convictions républicaines, son père, médecin, s’est installé à Condé après un long séjour en Algérie. Robert Cayrol y voit le jour et y poursuit ses études primaires. Il gagne ensuite Paris où, après avoir obtenu deux baccalauréats, il entre à l’Ecole Navale. Il entame ensuite une brillante carrière d’officier qui le conduit à l’Etat-Major Général de la Marine, en charge du Renseignement et de l’approvisionnement en combustible. A l’issue de la Première Guerre Mondiale, il quitte la Marine pour rejoindre le groupe Desmarais Frères, partie prenante de la Compagnie Française des Pétroles, ancêtre de Total, initiée par le Gouvernement français en 1924. Pionnier de l’industrie pétrolière française, il participe activement à la prospection pétrolière, mais aussi au développement du raffinage et des réseaux de distributions sur le territoire national.

